BANANE

Origine: du sud-est asiatique, une vaste région s'étendant du Nord-Est de l'Inde à l'extrême nord de l'Australie

Famille:des juglandacées

Climat: Tropical

Banane

historique:

Au tout début, la banane n'était pas plus longue que 6 à 8 cm et remplie de nombreuses graines . C'est l'homme qui a domestiqué le bananier dans sa version actuelle et comestible. La plus ancienne trace fossile date de l'ère tertiaire en Inde. 500 à 600 ans avant Jésus-Christ, dans ce même pays, la banane était considérée comme le fruit du paradis et les Hindous prétendent qu'Ève a offert une banane à Adam. Au Sri Lanka on ajoute que les feuilles de bananiers leur servit à se vêtir lorsqu'ils furent chassés du paradis terrestre. En effet, le bananier sauvage a été utilisé pour d'autres qualités que son fruit dont de nombreuses utilisations subsistent encore aujourd'hui. Avec le pseudo-tronc qui fournit des fibres, ils en font des liens, des cordages, des vêtements, des sacs et s'apercurent rapidement qu'il pouvait devenir d'excellents flotteurs pour leurs embarcations. Le coeur du faux-tronc était donné au bétail. les feuilles font office d'abri, d'emballage de cuisson, d'assiette de service et même de cahier pour prendre des notes. Lorsqu'Alexandre parvint aux Indes, il défendit à tous ses soldats de consommer ce fruit jaune, trop lourd, disait-il, et capable de réduire les forces de son armée. Si la science a reconnu l'effet tonifiant de ce fruit, les âges et les continents ont apporté des versions contradictoires. Surnommée le sel de l'intelligence à cause de sa haute teneur en phosphore, elle devient un symbole de fragilité, d'instabilité des choses de ce monde chez les Boudhistes. Joséphine Baker a popularisé la banane apparaissant sur scène, toute de bananes vetues, ce fruit qui s'est répandu en Europe au XIXe siècle alors que les navires bananiers effectuaient le trajet entre les Antilles et la France avec des cales maintenues à 12 degrés C. La banane, c'est toute la vie des tropiques. Ces bananiers dont les larges palmes poussièreuses se balancent avec molesse au souffle des alizés. C'est aussi, de par sa forme, un symbole sexuel qui a donné lieu à des appellations grivoises, L'expression "une république de banane" a été longtemps donnée à certains pays où toute l'économie nationale reposait sur cette culture et servait, en même temps, de base alimentaire.

Antille

Sol: bien draîné, profond, léger, très légèrement acide, riche en potassium, azote et magnesium car la plante est très exigente en minéraux

Ensoleillement: mi-ombre appréciant particulièrement les lisières des forêts, les bordures de routes; trop d'ombre peut nuire au développement des fruits; beaucoup de soleil demande un bon arrosage

Hauteur: 3 à 8 m mais pouvant atteindre jusqu'à 15 m un régime complet peut contenir de 200 à 300 bananes et peser 30 kg

Bananier: La véritable tige du bananier est souterraine qu'on appelle bulbe, corne ou rhizome et qui ne fait qu'affleurer le niveau du sol jusqu'à l'époque de la floraison. C'est à partir de la partie apicale du bulbe (le méristème terminal) que sont émises les feuilles et, plus tard, l'inflorescence. Chaque feuille présente une partie basale très développée (la gaine) qui s'amincit en un robuste pétiole, prolongé par une nervure centrale de part et d'autre de laquelle s'étend le limbe. Le pseudo-tronc du bananier (car ce n'est pas un vrai) n'est dû qu'à la forte imbrication des gaines foliaires, maintenues rigides par la présence de longues fibres et par la turgescence des tissus. Les nouvelles feuilles sont émises à partir de l'apex du bulbe et doivent progresser à l'intérieur du pseudo-tronc avant d'apparaître au centre de la couronne foliaire. À sa sortie, la jeune feuille est enroulée sur elle-même comme un cigare et ne pourra se dérouler que lorsqu'elle sera entièrement dégagée. Après avoir produit un certain nombre de feuilles (une trentaine pour les variétés cultivées), de 60 cm de large par 3 m de long environ, le méristème terminal voit sa fonction modifiée: c'est l'induction florale. La tige devient tige florale se met à croître au centre du pseudo-tronc poussant à son extrémité l'inflorescence qui se développe, grossit et finit par émerger au sommet de la plante. C'est la jetée. Chez la plupart des variétés à fruits comestibles, l'inflorescence se recourbe vers le sol et le bourgeon (popotte) pend verticalement. Celui-ci est composé de spathes violacées (bractées) et à l'aisselle de chacune de ces spathes se trouve un groupe de fleurs placées en deux rangées serrées. Le bourgeon continuant sa croissance, les spathes se soulèvent et généralement tombent, laissant apparaître les fleurs, dirigées obliquement vers le bas. Les premiers groupes sont les fleurs femelles, les organes femelles (ovaire, style et stigmate) étant proportionnellement mieux développées que les organes mâles (étamines). Après avoir produit un certain nombre de fleurs femelles, et presque sans transition, la tige florale ne porte plus que des fleurs à ovaire réduit, appelées fleurs mâles et dégénérant rapidement.

Le fruit : Alors que continue la croissance du bourgeon, les styles et stygmates des fleurs femelles se dessèchent tandis que l'ovaire se développe et devient fruit ou "doigt" tout en se redressant vers le haut pour chercher la lumière.

fleurdoigt

Le régime prend alors une allure définitive, composé d'un certain nombre de mains ou "pattes", nom donné à chaque groupe de fruits issu des fleurs femelles.

Culture : Après la production et la récolte des régimes, la plante ne meurt pas; un ou plusieurs rejets latéraux prennent alors le relais en un nouveau cycle. La pérennité du bananier est ainsi assurée par ce mode de reproduction végétative.

Récolte : La récolte ou fanaison s'effectue en coupant, à l'aide d'une machette, le régime complet de bananes avant leur pleine maturité.

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